Dès le début de nos formations en prévention des violences dans l’éducation spécialisée, un chien déambulait dans les couloirs des Foyers de l’Enfance de la Haute Vienne. Cet organisme n’hésite plus à utiliser la médiation animale. Les éducateurs du Foyer de Limoges expliquent l’utilité de la médiation animale pour apaiser les tensions, les conflits. Ce concept se développe aujourd’hui. Lors du procès de l’attentat de Nice (14 juillet, promenade des Anglais), plusieurs chiens étaient présents auprès des victimes. Ils sont maintenant dans les tribunaux pour aider les victimes (surtout les enfants) à verbaliser ce qu’ils ont vécu.

D’autre part, vous pourrez lire le témoignage des éducateurs de Limoges. Sur l’idée qui a germé et qui a été favorisée et encouragée par son Directeur départemental, Laurent FRION.

Photos : Crédit photo GESIVI /Christophe BERNERON, référent bonne pratique de la violence au sein du FDE Haute Vienne nous présente Pégase, chien d’accompagnement social.

Ainsi aux Etats-Unis, on parle de « zoothérapie ». En France, on utilise le terme “médiation animale”. D’une part elle est adaptée à tout public, d’autre part elle permet de maintenir ou favoriser le bien-être physique et psychologique. Cette activité est exercée par un professionnel diplômé en relation humaine et spécialisé dans la médiation animale.

Pour conclure l’animal favorise le lien, la relation à l’autre, c’est un médiateur qui cherche l’interaction. Il va vers l’autre sans jugement, sans intention, sans communication verbale. De plus une boulle de poils est spontané et permet de stimuler, éveiller, réconforter de manière naturelle. Sans compter qu’il permet le partage et une relation authentique. Enfin il assure un rôle de catalyseur social et procure de l’apaisement.