Le toucher dans le cadre du soin, du réconfort ou de l'accompagnement social ou éducatif > GESIVI SYSTEME - Prévention et gestion des situations de violence

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Dans nos formations GESIVI nous abordons "le toucher". En effet, aborder une personne dans le cadre du soin, du réconfort ou de l'accompagnement social ou éducatif n'est ni simple, ni anodin. Aussi, nous parlons de "testing" : ou comment mesurer l'acceptation de l'autre ou évaluer le refus d'être touché.

« Plus de toucher, égal moins d'agressivité. »

Savoir toucher votre vis-à-vis est par conséquent un avantage pour l'image que vous souhaitez donner, mais aussi pour poser les bases d'une relation de coopération.

Dans les années 1970, ils ont mis en scène une situation simple : un étudiant laissait quelques pièces dans une cabine téléphonique et s’en allait en feignant de les avoir oubliées. Une fois la personne suivante entrée, il revenait sur ses pas et lui demandait si elle n’avait pas vu ses pièces. L’auteur de ces expériences, Chris Kleinke de l’université d’Anchorage en Alaska, se rendit compte qu’en l’absence de contact avec l’étudiant, la personne ne rendait la monnaie que dans 63 % des cas.

Mais si l’étudiant s’arrangeait pour toucher son vis-à-vis de manière anodine (petit contact au passage sur l’avant-bras, par exemple), ce taux montait à 96 %. Il montra ensuite que si 29 % des gens acceptent de donner de l’argent à un inconnu dans la rue, cette proportion monte à 51 % si l’inconnu les touche brièvement. Mais l’effet du toucher ne se limite pas à des rencontres éphémères.

 

Autre impact du hochement de tête, cette fois lors des conversations personnelles : Joseph Matarazzo et ses collègues de l'Université de l'Oregon, ont demandé à des psychothérapeutes de hocher la tête en écoutant les propos de leurs patients. Ils ont constaté que ces derniers parlent davantage : ils ont enregistré une augmentation de 48% des mots prononcés. En outre, les patients éprouvaient davantage de satisfaction à l'issue de l'entretien et retiraient une meilleure impression du thérapeute. Et pourtant, la séquence expérimentale ne prévoyait que deux séquences de hochements de tête de cinq à six secondes...

 

Publié dans : Études